SIVERGUES ET LA LITTERATURE

L’HABITANT DE SIVERGUES

Par Henri Bosco

C’est le double roman, titre le Trestoulas et l’habitant de Sivergues

Le Trestoulas est une histoire d’eau. Un sujet constant dans ce pays qui en manque !

Marcel Pagnol, dans un autre style, avait aussi fait feu de l’eau le centre de Jean de Florette et de Manon des sources, du coté des collines de Garlaban proche de marseille.

L’habitant de Sivergues se passe entre Lourmarin et Sivergues. L’adolescent, personnage principal, traverse plusieurs fois en cachette le Luberon, via la combe de Gerbaut, pour atteindre Sivergues, à la découverte d’un secret d’ordre religieux.

Le charme de ce court roman vient, entre autres, de la façon dont bosco montre Sivergues. C’est bien le village ancien actuel. Quand l’adolescent l’aperçoit pour la première fois depuis le chemin de Chantebelle, on reçoit la même impression qu’aujourd’hui, de ce point de vue toujours photographié par les promeneurs. Mais comme l’auteur est aussi poète, il l’a transformé à sa guise, et c’est bien son droit. Rien à voir avec les projets d’urbanisation poursuivis actuellement, qui prétendent « moderniser » ce site incomparable.

Malheureusement, ce roman encore réédité en 1997, est actuellement épuisé. On en est réduit, pour le lire, à le demander à des amis qui le possèdent.............en attendant qu’on le réédite....

Un téléfilm sur l’œuvre de Bosco est sorti voici deux ans dans la série « un siècle d’écrivains ». On y voit au passage, la façade de la plus haute maison du village.

Et puisque on parle de livres, en voici un autre, tout récent et disponible : LE GUIDE HISTORIQUE DU LUBERON VAUDOIS, par Gabriel Audisio. Cet auteur fait autorité dans l’histoire de « l’hérésie vaudoise », qui a laissé sa marque dans tout le Luberon. On trouve dans ce livre bien illustré les 27 villages qui ont subi la répression catholique et royale (François 1er) de 1545. Sivergues y est aussi à l’honneur (si on peut dire), de plusieurs façons. Pour le rapport sur les événements du temps, mais aussi pour ce qui suivit ; la fusion des Vaudois survivants dans le protestantisme (la religion prétendue  « réformée »), la construction du temple au XIX siècle, et aussi le nom des premiers paysans vaudois importés à partir de 1501. Leurs noms se retrouvent encore sur le cadastre.
 

 

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